Au chevet du quai Benjamin Franklin

 

Le constat datait de 2006 : le quai Benjamin Franklin s’inclinait vers la rivière. Les conditions météorologiques de la fin de l'été 2008 ont rendu plus visible encore ce phénomène.

Après avoir étudié en profondeur la composition du quai, le bureau d’études CEBTP SOLEN a rendu ses conclusions. Ce diagnostic technique a permis de choisir les solutions les mieux adaptées pour réparer l'édifice. Le chantier s'est déroulé en plusieurs étapes tout au long de l'année 2009.

Une association de sauvegarde a été créée pour aider au financement de cette restauration.



2009 : le chantier de confortement

 

1ère ETAPE :

Le chantier du quai Franklin commence sur le quai Neuf.

La canalisation d’évacuation des eaux usées a été remplacée en janvier sur la moitié du quai Neuf, depuis le n°28 jusqu’au carrefour des rues Saint-Fiacre et de la Terre Rouge. Ces travaux programmés depuis deux ans étaient urgents : la canalisation était vétuste et devait supporter une quantité importante d’eaux usées, conséquence directe de l’urbanisation croissante de Saint-Anne d’Auray et de Pluneret.

Ces travaux d'assainissement terminés, le quai Neuf sert de voie d'accès au chantier sur le quai Franklin.



Cliquer pour agrandir le schéma2ème ETAPE :

 

Le quai Franklin est renforcé en sous-œuvre et les maçonneries totalement reprises.

Le procédé choisi par la Ville s’appelle le jet-grouting. Il consiste à couler, tous les mètres environ sur la longueur du quai, des colonnes de ciment dans lesquelles des armatures métalliques sont figées. Le tout est relié par une longrine en béton armé.

Pour préparer ce travail de forage, la plate-forme a été décaissée sur 1m de profondeur, 10m de large et 180 m de long. Un cheminement piétonnier est maintenu le long des maisons.

À la fin du chantier, le quai ne porte aucunes traces visibles de ces interventions.

Le réseau d’eaux usées a, ensuite, été réhabilité et une plate forme provisoire, libre de tous équipements et mobiliers de voirie, a été réalisée. Son aspect est identique à celui de la place de la Pompe.



3ème ETAPE :


Il faut ensuite attendre 2010 pour finaliser le projet d'aménagement et d'embellissement de la place Saint-Sauveur à la place du Rolland. La réflexion autour de cet aménagement est d'ores et déjà engagée en concertation avec les habitants du quartier, les usagers du port, les associations et les professionnels. La maîtrise d'œuvre de cette ultime étape a été confiée à Dominique Lizerand, architecte du patrimoine.

 

2008 : des mesures d'urgence

 

Enrochement du quai FranklinLes conclusions du diagnostic géotechnique réalisé par le bureau d'études CEBTP SOLEN sont sans appel : “les calculs montrent que la stabilité du mur n’est pas assurée”. Rendues avant l'été, elles sont le fruit d'une année d'observations.

16 cibles ont été placées le long des 220 mètres du quai. Chacune a fait l'objet d'un suivi mensuel. Elles ont mis en évidence outre le déversement du quai vers la rivière, des ruptures de maçonnerie dans le mur de soutènement, une dégradation très nette des joints et une déformation des voiries situées sur le quai particulièrement dans les zones dépourvues de cale. De plus, des sondages ont révélé un tassement des vases sous le mur qui pourrait être à l’origine de son affaissement.

A l'automne, des mesures conservatoires ont été prises.

Un  revêtement étanche a été réalisé sur la voirie pour collecter les eaux pluviales et éviter qu'elles ne s'infiltrent davantage dans l'édifice. Des géogrilles fixées à flanc de quai doivent également contribuer à son étanchéité. A partir du 14 octobre, des camions ont livré près de 600 tonnes de blocs rocheux qui ont été déposés dans la rivière. Cet enrochement au niveau de l'angle du quai, la partie la plus menacée de l'ouvrage, est provisoire.

Enfin, il a été nécessaire d’adapter la circulation et le stationnement sur le quai : les véhicules circulent désormais sur une seule voie, de la place Saint-Sauveur vers la place du Rolland.


Le financement


La totalité de l’intervention le long du quai (sans les aménagements définitifs) s'est élevée à 1 532 395,64 €.

Les travaux ont été soutenus à hauteur de 15 % par la Région dans le cadre du contrat de pays et de 30 % par le Département (pourcentage appliqué sur l’estimation HT des travaux).

Ces subventions ont été complétées par une enveloppe de 100 000 € versée par Auray Communauté, communauté de communes du Pays d'Auray, un apport de 10 000 € dans le cadre de la réserve parlementaire et une aide de la caisse régionale du crédit agricole d’un montant de 3000 €.


Une association de sauvegarde

 

De plus, une association baptisée "Sauvons le quai Franklin" a été officiellement constituée le 16 octobre 2008. Elle a pour vocation d'informer les Alréens, les entreprises locales et toutes les personnes intéressées par le sort de l’édifice. Elle distribue des bons de souscription afin de recueillir des dons. Ils sont intégralement transmis à la Fondation du patrimoine. Cette dernière reverse l’argent collecté à la Ville. Cet organisme, reconnu d'utilité publique, prospecte également les entreprises à la recherche de mécènes souhaitant investir dans la préservation du patrimoine.

Important : les donateurs peuvent bénéficier d’une réduction de leur imposition. Cette déduction s’élève à 66% du don pour les particuliers (déduction limitée à 20 % du revenu imposable) et à 60% du versement pour les entreprises (dans la limite de de 5 pour mille du chiffre d'affaires H.T. de l'entreprise)


Un peu d'histoire

 

Source: archives municipales (Ref:4FI218)


Début du XVIIème siècle
: édification du quai Franklin.

A l’époque l’activité commerciale du port est importante : la ville importe du vin, du sel, du cuir, du fer et de l’acier de Biscaye ; elle exporte du froment, du seigle, de l’avoine, du beurre, de la viande, du poisson, de drap et de la toile. Les travaux de construction donnent naissance à la place Saint-Sauveur.

1680 : le quai est prolongé, une première fois, jusqu’au niveau du n°12 actuel.

1742 : 13 m de quai sont ajoutés à l’ensemble.

Vers 1850 : réalisation du pavage

Début du XXème siècle : l’inclinaison du quai vers la rivière est constatée.

1902 : le quai s’est avancé de 0,56 m. Les travaux de consolidation tardent.

26 mars 1936 : le quai Franklin s’écroule sur 29 m. Il faut attendre début 1939 pour que les travaux soient engagés. Ils s’achèvent en novembre de cette même année.








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A CONSULTER


Le chantier de confortement

les mesures déjà prises

Le financement

Une association de sauvegarde

Un peu d'histoire


A TELECHARGER

Bon de souscription pour le quai Franklin (format Pdf - 936 Ko)



A VOIR

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A LIRE

Couverture du livre


« Saint-Goustan, port d’Auray »
, le livre relatant la vie du port alréen entre 1880 et 1980 est réédité. Cet ouvrage écrit par Jacques Gillet a été édité, une première fois, en 1997 par l’association Ram’Dam. Sa vente avait alors permis la construction d’une yole de Bantry pour participer au « Défi jeunes marins 2000 ». Aujourd’hui, l’association brechoise et l’auteur ont autorisé les membres de “Sauvons le Quai Franklin” à rééditer 1000 exemplaires de ce recueil au profit de la restauration du quai.  Il est en vente au prix de 35 euros.